De la pilule au stérilet, un an plus tard

Il y a un an, alors que je venais tout juste de fêter mes 25 ans, j’ai pris une décision assez importante dans ma vie de femme : arrêter la pilule que je prenais depuis près de 9 ans pour passer au stérilet en cuivre. Un petit bilan de cette année sans surplus d’hormones ?

Je précise avant de commencer que mon ressenti et mon histoire sont personnels, chacune réagit différemment aux contraceptions, j’espère juste pouvoir vous aider à sauter le pas de la pose du stérilet si vous aviez des doutes jusqu’à là.

La prise de décision

Tout d’abord, il est important de revenir sur le pourquoi du comment j’ai décidé d’arrêter la pilule. A savoir que la pilule ne m’avait pas posé de problèmes “pratiques”, je ne l’avais oubliée que deux fois en 9 ans et n’avais pas besoin de rappel pour y penser…

La pilule m’avait été prescrite la première fois quand j’avais 16 ans pour réguler mes règles et mes crises d’acné, comme beaucoup d’entre nous mais après 9 ans à la prendre donc, je commençais à ne plus me sentir bien dans mon corps qui me le faisait comprendre de multiples manières :

– J’ai pris une dizaine de kilos depuis le début de ma prise de pilule, bien sûr entre temps j’ai un peu changé de vie en devenant étudiante etc mais la pilule a quand même un rapport avec la prise de poids car…

– Je fais désormais de la rétention d’eau, pas trop importante mais à chaque cure de comprimés B.O.P (qui drainent l’eau en surplus dans le corps), je perds près de 3 kilos sans rien faire…

– Mon corps a très mal réagit à la pilule à long terme, tellement qu’il a considéré que cette dose d’hormone était équivalente à celle d’une femme enceinte et que ça m’a déclenché une rhinite hormonale. Qu’est-ce que cela implique ? Et bien ça me donne l’impression d’avoir le nez de quelqu’un d’enrhumé en permanence en gonflant les muqueuses présentes dans les narines, c’est assez désagréable au quotidien, j’ai du mal à respirer par le nez (d’où l’effort surhumain que je fais en allant courir), j’ai des cernes en permanence et cela provoque assez fréquemment des sinusites, c’est certainement le truc le plus relou que ça m’a provoqué, ça me suit au quotidien et je sais que je ne pourrais jamais vraiment arranger la situation car l’opération dédiée n’est pas forcément efficace.

Voilà donc, j’ai résumé à peu près tout ce que cette m***** de pilule m’a apporté, maintenant vous comprendrez pourquoi j’ai décidé d’arrêter les frais, je me demande même pourquoi j’ai pris cette décision si tardivement. Après avoir parlé du stérilet avec l’Autruche et mon médecin et après avoir lu l’article d’Eléonore Bridge sur le sujet, j’ai sauté le pas. Je n’ai pas étudié les autres contraceptions car le but était d’arrêter purement et simplement les hormones et seul le stérilet en cuivre (et les préservatifs) permettent ça.

Les questions à se poser

Le stérilet ne doit pas être remis en question pour des questions d’âge, beaucoup de gynéco refusent la pose simplement parce que vous n’avez jamais eu d’enfant alors que les bonnes questions à se poser avant la pose d’un stérilet sont :

Est-ce que vous avez des règles douloureuses ? Des règles abondantes ? Une grande anémie en fer ?

Je n’aborde pas les raisons de santé très spécifiques mais ces trois questions doivent déjà être prises en compte avant la pose d’un stérilet car si vous avez déjà des règles abondantes ou douloureuses, elles le seront encore plus avec un stérilet. Et l’anémie en fer est gênante avec un stérilet car qui dit règles abondantes dit carences en fer.

La pose du stérilet

Une fois ma décision prise, la première chose que j’ai faite est de changer de gynéco. Je ne sentais vraiment pas le mien et j’avais vraiment du mal à y aller, j’ai donc décidé de consulter mon médecin traitant pour les soins gynéco car il est compétent et qu’il connait tout mon dossier médical. Après étude de mon dossier, il a trouvé cela plus que raisonnable qu’on arrête la pilule et m’a prescrit un stérilet en cuivre, seule solution sans hormones car le but était bel et bien d’arrêter les hormones. Il existe pas mal de type différents de stérilet et le médecin choisit donc en fonction de votre âge et de votre dossier une forme de stérilet différente. Ma mère l’avait rejeté plusieurs fois et je craignais d’en faire de même (c’est d’ailleurs pour ça qu’on a longuement hésité avec mon médecin)… j’avais également peur d’avoir très mal lors de la pose, je dois donc avouer y être allée plus qu’à reculons…

Je suis allée acheter mon stérilet la veille de la pose pour 30€ (remboursés) et le jour même, j’ai pris un anti-douleur et je suis allée chez le médecin avec la boule au ventre.

Au final, j’avais eu peur pour rien car contrairement à pas mal de monde, je n’ai absolument rien senti lors de la pose de mon stérilet et quand je dis rien, c’est vraiment rien, j’ai juste eu l’impression que quelque chose me “grattait” mais rien de plus, un vrai miracle hein ?

Après la pose

Je suis rentrée chez moi tout fière en chantonnant que je n’avais pas eu mal lors de la pose mais je n’avais pas pensé à “l’après”, mon médecin m’avait conseillé de ne rien prévoir de la journée et j’avais bien fait parce que j’ai morflé, vraiment. Le stérilet en cuivre est quelque chose d’inconnu à votre corps donc forcément, il essaye de le rejeter et non sans mal.

Je suis restée pliée en deux avec des crampes pendant deux jours avant que ça se tasse, les anti-douleurs n’y faisaient pas grand chose malheureusement donc j’ai pris mon mal en patience et c’est passé. Je suis retournée chez le médecin une semaine plus tard pour recouper les fils du stérilet (qui permettent de pouvoir checker de temps en temps s’il est toujours bien en place) et c’était fait, j’avais un stérilet, je ne l’avais pas rejeté et j’étais tranquille pendant 3 ans.

Qu’est-ce que ça a changé ?

Cela fait maintenant un an que je l’ai posé et ça a déjà changé pas mal de choses !

– Le positif d’abord. Plusieurs d’entre vous m’ont fait la remarque que j’avais perdu du poids depuis l’année dernière… je n’ai pas perdu énormément mais j’ai 3 kilos de moins. Ma rétention d’eau est réduite et ça joue sur mon corps, mon ventre est moins gonflé, de même pour mes cuisses et mes jambes et ça, mine de rien, ça fait plaisir car même si mon poids ne me complexe pas vraiment, ça me permet juste d’être plus à l’aise.

– J’ai récupéré de la forme physique et surtout, du souffle. J’ai vite vu les résultats au niveau de ma forme, moi qui n’arrivais pas à faire un kilomètre en courant, j’ai vite pu courir 3, 4 et finalement 5 kilomètres ! Ma rhinite hormonale me gêne nettement moins, mon nez est moins gonflé, je sais qu’elle ne guérira jamais vraiment mais j’ai beaucoup moins de sinusites depuis l’arrêt de la pilule et donc des hormones, ça me reprend juste occasionnellement et principalement pendant mes règles.

– Les règles, parlons-en, c’est le seul point noir de la pose du stérilet. Le premier jour où elles arrivent, je suis à plat et j’ai envie de passer ma journée pliée en deux… Mais bon, je devais m’en douter, les règles de pilule ne sont pas naturelles, j’avais seulement deux jours de règles ultra limitées… et avec ma petite anémie en fer, mon flux désormais plus important me fatigue. Les douleurs étaient assez importantes les 3 premiers mois, maintenant c’est supportable et je considère que c’est juste un petit désavantage par rapport à tout ce que l’arrêt de la pilule m’a apporté, en plus de ça, j’ai la chance d’avoir un cycle de 28 jours très régulier !

pill - copie

Bilan

Mon bilan n’est que positif, les petites douleurs pendant mes règles valent amplement le coup par rapport à la quantité d’hormones que la pilule me faisait ingérer au quotidien. Nous absorbons tous les jours des substances nocives dans ce que l’on mange, par les cosmétiques que l’on utilise et je trouvais cela dommage d’en rajouter une couche avec la pilule, c’est clairement la meilleure décision personnelle que j’ai pu prendre depuis un moment et je me sens aujourd’hui beaucoup mieux dans mon corps, ce petit bout de cuivre ne me gêne pas du tout et je préfère avoir ce corps étranger dans mon utérus plutôt que d’ingérer tous les jours un “traitement” nocif…

Si vous hésitez depuis un moment à sauter le pas pour un stérilet, parlez-en à votre médecin, il pourra voir avec vous si c’est possible. Il y a pas mal de points à aborder avant la pose mais ça vaut le coup d’en parler 🙂

About Marine

J'ai 27 ans et des cheveux qui changent de couleur au gré de mon humeur. J'aime les rouges à lèvres, les chaussures, les voyages, la musique et les tatouages.

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20 comments on “De la pilule au stérilet, un an plus tard

  1. Ton article tombe vraiment parfaitement bien car ça fait un mois que je m’informe sur la question. Je pense sauter le pas très bientôt! Une petite question, est-ce que toi aussi on t’a posée ton stérilet le premier jour des règles ou à la fin? 🙂
    Merci pour ton article!

    • Hello ! Oui en effet, on le pose généralement au début des règles pour éviter les douleurs lors de la pose du stérilet justement 🙂

  2. Sous stérilet depuis 5 ans, ça a changé ma vie 🙂 en plus j’ai la chance de ne pas avoir des règles plus longues ou plus abondantes. Juste un peu plus douloureuses… Et point important pour moi : malgré certaines rumeurs, c’est tout à fait compatible avec la cup menstruelle que j’utilise depuis quelques années également.

  3. Nous avons un parcours contraceptif presque similaire ^_^
    J’ai arrêté la pilule en 2014 pour cause d’effets secondaires scandaleux (prise de poids, perte de cheveux, acné, cholestérol et j’en passe) après l’avoir prise pendant une douzaine d’années, et je suis passée au stérilet en cuivre. Alors oui, les quelques jours de règles mensuels et la pose (je n’ai pas eu ta chance!) ne sont pas une partie de plaisir, mais je ne regrette absolument pas d’avoir abandonné la pilule, bien au contraire. Je suis contente de ne pas être la seule 😉

  4. Aha j’ai fait l’erreur de me faire poser mon stérilet hors règles, autant dire que j’ai douillé. J’ai même fait un malaise à cause de la douleur. Puis bien évidemment, plusieurs jours de douleurs derrière le temps que mon corps s’adaptent.

    Même si pour le coup le retour aux vrais règles est plutôt dur de mon côté : je douille pendant mon ovulation, je suis KO plusieurs jours AVANT mes règles, je douille pendant et j’ai l’impression de me vider de tout mon sang, il n’en reste que je ne reviendrai pour rien au monde à la pilule qui avait fait de moi une espèce de zombie fade sans énergie, morne et pas loin de la dépression même.

    Donc même si je vis clairement mal cette période de règle, on le surmonte très bien au final. Ca reste toujours “vivable” même si je suis pliée en deux, une bouillotte + le chat sur mon ventre pendant une grosse semaine. 🙂

    J’ai à nouveau la pêche, je me sens beaucoup mieux, je ne suis plus fatiguée sans raison, bref je revis.

    Et si vous galérez à trouver un gynéco compréhensif, il y a toujours la solution du planning familial. Perso c’est ce que j’ai fait, la gynéco était adorable et à aucun moment elle n’a critiqué ou contesté ou fait la moindre remarque. Elle était plus en mode “c’est votre corps, vous faites ce que vous voulez” ce qui était hyper appréciable après tous ces gynécos en mode bloqués dans le temps “ah non je pose rien sur une nullipare gnagnagna” .

    Bref, tout ça pour dire, foncez si vous hésitez 🙂

    (désolé pour le pavé e_e)

  5. Ton article est très intéressant. Je suis une anti pilule justement avec tout ce qu’elles peuvent apporter de mauvais !

  6. Coucou,

    Alors moi j’aimerai bien plus d’info sur ce traitement B.O.P. J’ai un peu regardé sur le net (google est mon amie, oui google est une femme pour moi) et j’aimerai savoir si quand tu arrêtes le traitement la rétention d’eau revient?

    Ah et y a t-il des effets secondaires?

    Merci 🙂
    Bonne soirée

    • Hello ! Les effets reviennent au bout d’un petit moment mais c’est nécessaire de faire des cures assez régulièrement, j’en prends pendant un mois tous les 3 mois en général ! Il n’y a pas d’effets secondaires si ce n’est qu’on va faire pipi un peu plus souvent pour éliminer 🙂

  7. Ca fait deux ans pour moi, ce mois-ci ! 🙂
    La pose s’est bien passée, et l’après aussi. Forte gène les deux/trois heures qui ont suivies mais je ne me souviens pas d’avoir ressentie de fortes douleurs. Nous sommes toutes différentes.
    En revanche, j’ai eu des difficultés à rencontrer un gyné qui accepte de me le poser
    Etrangement, je vis mieux mes règles aujourd’hui (entre le stérilet et la cup), qu’avant. Je me sens aussi mieux dans mon corps.

  8. Ton article est vraiment très intéressant ! Je me pose de plus en plus la question d’une contraception “alternative” à la pilule/préservatif (non parce que le préservatif c’est super utile, c’est top, franchement, mais si je m’engage de nouveau dans une relation à long terme j’ai pas envie de passer toute ma vie avec ce ptit loup parce que bon, on connaît ses petits inconvénients !)
    Hélas je me rends compte que je ne pourrais jamais mettre de stérilet… J’ai actuellement une pilule car règles trop abondantes de bases, relativement irrégulières, et, ô grande joie, hyyyper douloureuses. J’ai réussi à calmer le tout, à 100% pour la régularité, pas mal pour la quantité, mais niveau douleur… Au moins c’est supportable les 3/4 du temps aujourd’hui contrairement à avant, mais c’est pas encore ça. Alors j’imagine pas avec un stérilet… ew !

    Merci en tout cas pour ton expérience décomplexée et très détaillée 🙂

  9. Ton article est super bien fait, c’est chouette de voir les effets positifs différents en fonction des personnes 🙂 comme quoi les hormones c’est vraiment pas un bon truc à mettre dans son corps ! Moi aussi j’ai un stérilet depuis plusieurs année maintenant et j’ai eu vraiment mal après la pose comme toi et au début de mes règles. Je dois dire que la douleur s’estompe même encore après plusieurs mois, ça me fait de moins en moins mal et elles durent moins longtemps. Moi je suis pratiquement revenue à mes règle “naturelles” sans contraception. Bref tout ça pour dire qu’en étant patiente, même le point négatif n’en est plus vraiment un. Et puis je trouve ça rassurant d’avoir ses “vraies” règles plutôt qu’un truc artificiel comme sous pilule. Enfin en tout cas pour moi c’était en quelque sorte frustrant de pas avoir mes vraies règles et de pouvoir ne pas les avoir du tout si je voulais.

    Merci de partager ton expérience et de dédramatiser le stérilet en tout cas 🙂

  10. Moi aussi j’ai changé il y a trois ans maintenant, et pour rien au monde je ne reviendrais à la pilule! Elle ne me causait pas de problèmes particuliers comme toi, (à part du spotting, c’était relou mais il y a pire – je ne savais pas que ça pouvait déclencher des rhinites hormonales, c’est dingue! Ma pauvre!) mais après le scandale des pilules de 3e et 4e génération j’ai réalisé que c’était vraiment pas anodin d’avaler ça tous les jours pendant 40 ans! Du coup je suis allée au planning familial car je savais que là bas, les gynécos étaient plus ouverts et n’allaient pas voir d’inconvénient à en poser un alors que je n’ai pas encore d’enfants. Ça s’est très bien passé, juste un petit pincement à la pose mais rien d’insupportable! J’ai eu mal au ventre pendant 2 jours après mais avec du repos, une bouillotte, du thé et des bouquins c’est vite passé. Comme toi mes règles me fatiguent plus mais je sens que mon corps fonctionne de façon plus naturelle, c’est dur à expliquer je sais pas si tu vois ce que je veux dire… et j’ai aussi la chance d’avoir des cycles (27 jours) hyper réguliers (c’était déjà le cas avant la pilule d’ailleurs!) 😉

  11. un article très interessant
    j’ai bien aimer le lire , cela change
    gros bisous

  12. Salut!
    Il est vrai que le stérilet cuivre c’est le top, mais un conseil si tu as des règles abondantes va voir ton gynécologue assez souvent. Règle abondante : contraction de l’utérus : déplacement du stérilet.
    Apres plus de 2 ans de stérilet en cuivre j’ai appris que celui ci n’était plus en place ( pour mon gynécologue depuis un petit moment, il serait tombé d’ici quelque mois) tout simplement parce que à chaque règle les contractions pour évacuer le sang font partir aussi le stérilet.
    Verdict pas le choix que de repartir aux hormones : stérilet progestatif

  13. Coucou!

    Comme toi, ça fait un an que j’ai le sterilet. La pilule a simplement failli me tuer… Tachycardie, grosses anémies et autres carences, phlébites et j’en passe. J’ai failli perdre aussi mes deux reins. Bref, une catastrophe… Et le pire c’est que mes différents médecins que j’ai pu voir ont jamais voulu assumer que c’était du à la pilule. Une fille à une collègue de mon papa est partie en Erasmus en Roumanie et à du être amputée d’une jambe à cause d’une phlébite. Il lui ont dit que c’était du à sa pilule. Grâce à ça, j’ai commencé à regarder ma notice et là… tout les cas rares s’appliquaient à moi.
    J’ai donc fait du forcing, et autant te dire que les seuls points négatif de mon sterilet sont les régles (youhou, elles durent parfois 2 semaines…) et mes boutons! Sinon rien à redire!
    Bisous!

  14. Merci ! Merci d’avoir posté un article positif sur l’arrêt de la pilule, et sur le stérilet !
    Ca fait très longtemps que je veux m’en faire poser un. On m’a prescrit la pilule il y a 7 ans, “contre” mon acné, et ça fait 2 mois et demi que j’ai sauté le pas de l’arrêté, malgré ma peur. J’avais notamment très peur de revoir l’acné arriver en masse. De ton côté, tu n’en parles pas vraiment, et de ce que tes photos laissent présager, ton corps a eu l’air de bien gérer ? Ca ne t’as pas trop fait peur ? (cette question doit faire bizarre, mais j’ai lu tellement de commentaires affolants, avant mon arrêt..)

    Merci, pour cette article <3
    Et bonne continuation ! (premier commentaire alors que je me balade sur ton blog depuis des années, wouhou !)
    (et il est de plus en plus beau, ce blog, pfiouh)

  15. Merci pour cet article, c’est toujours bien d’avoir des expériences différentes sur la question ! Actuellement enceinte, je me demande aussi quel contraceptif je reprendrai après …
    Par contre, ta conclusion m’a vraiment “choqué”, tu dis “Nous absorbons tous les jours des substances nocives dans ce que l’on mange, par les cosmétiques que l’on utilise” … euh ???!! Il est tellement simple de manger sainement et de ne choisir que de bons produits pour sa peau… pourquoi ce fatalisme ??
    Passe au bio, et arrête d’utiliser les produits que tu vois dans les magazines ou qu’on t’envoie gratuitement, et tu verras, ta peau et ton corps te remercieront ! 🙂

    • Quand je dis “nous” je ne dis pas que “je” justement, c’est plus pour provoquer une prise de conscience, les hormones “artificielles” sont la pire chose qui soit pour beaucoup de femmes et on en parle pas assez alors qu’à côté de cela on parle des trucs qu’on ingère en infime partie dans des crèmes. Mon arrêt de pilule a suivi un changement d’alimentation et non je ne me tartine pas la tronche de produits juste parce qu’on me les envoie gratuitement, je refuse d’ailleurs aujourd’hui la plupart des tests de soins car j’ai trouvé les produits qui me convenaient, pas remplis de silicone & co !
      Pour en revenir au stérilet, je trouve que c’est vraiment une bonne solution, à voir suivant ton cas perso mais c’est une contraception qui fait peur à tort…

  16. Bonjour,
    je viens apporter ma modeste expérience sur ce sujet. J’ai pris la pilule pendant 4 ans, et suite à des oublis, etc, j’ai voulu opter pour un stérilet au cuivre (étant nullipare à l’époque, j’ai eu beaucoup de mal à trouver un professionnel qui accepte de m’en poser un, j’ai fini par trouver une Sage-femme qui veuille bien). Je l’ai porté pendant 3 ans et demi, ravie de mon choix. Mes règles étaient un peu plus abondantes et douloureuses que sous pilule, et qu’avant la pilule, mais rien de catastrophique (environ 6-7jours quand même).
    Puis on a voulu un bébé, qui s’est installé tout de suite (on ne remerciera jamais assez dame nature!). Et j’ai fait remettre un stérilet suite à sa naissance (3 mois après environ). Je l’ai très bien supporté pendant 18 mois, je précise que j’utilisais une cup, et jamais aucun problème. Et un jour, pendant mes règles, le stérilet m’est tombé dans la main en enlevant ma cup. J’ai cru avoir pincé les fils, ai fait remettre un stérilet (même modèle), et même problème le mois d’après, en ayant fait très attention cette fois-ci. En fait, la sage-femme m’a dit que ce n’était sans doute pas d’avoir pincé les fils qui l’avait fait sortir, mais juste le fait que le col était plus ouvert ce jour-là, et que ce modèle n’était peut-être plus adapté à ma morphologie. Elle m’a proposé un autre modèle, qui »s’accroche » plus à la paroi utérine, ce qui me faisait un peu peur niveau douleur éventuelle au retrait et pendant les règles. Ayant un projet de deuxième bébé d’ici 6 mois/1 an, j’ai préféré opter pour une autre méthode, sans hormones non plus : le diaphragme.

  17. (suite)
    Je pense que c’est une méthode qui gagnerait à être mieux connue, même si elle est légèrement moins fiable que la pilule ou le stérilet. Elle implique de bien connaître son corps et d’accepter de penser à la contraception plus qu’en portant un stérilet. Mais en contrepartie, on se sent maîtresse de soi, et on peut impliquer le conjoint dans la contraception, ce qui me semble très important. Pour ma part, je couple cette méthode avec des préservatifs dans la période la plus fertile du mois (observation de la glaire cervicale pour la déterminer), pour être plus sûre, d’autant que ça ne fait pas longtemps que je l’utilise.

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